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Little Boy, 60 ans plus tard

Publié le 06 September 2009 by Ipso-facto

Un reportage de Raphaël Bouvier-Auclair

Sadako Sasaki avait deux ans lorsqu’une bombe atomique explosa à Hiroshima le 6 août 1945. Sur le coup, la fillette n’a montré aucune séquelle apparente de l’attaque étasunienne, bien qu’elle se trouvait à environ deux kilomètres de l’hypocentre de l’explosion.

Statue à la mémoire de Sadako Sasaki

Statue à la mémoire de Sadako Sasaki

À partir de 1954, des symptômes ont graduellement fait leur apparition. Cette même année, près de neuf ans après l’explosion de Little boy sur Hiroshima, une leucémie fut diagnostiquée à la jeune fille.

Pleine d’espoir de guérison, Sadako s’est fiée à une légende nipponne voulant que les dieux réalisent les vœux de quiconque confectionnant mille grues de papier. La fillette se mit au travail et créa quelques 644 grues, avant de s’éteindre en octobre 1955.

L’attaque nucléaire a profondément meurtrie la ville d’Hiroshima. La statue à la mémoire de Sadako Sasaki et les milliers de grues de papiers qui y sont déposées chaque année ne sont que quelques unes des cicatrices encore bien visibles de la municipalité de plus d’un million d’habitants.

Le dôme Genbaku, patrimoine mondial de l'UNESCO

Le dôme Genbaku, patrimoine mondial de l'UNESCO

Le Parc de la Paix, immense espace ornant le centre-ville, rappelle à tous les visiteurs qu’Hiroshima a été la cible de la première bombe atomique lancée à des fins destructives. Tout près de l’hypocentre de l’explosion, une ruine est précieusement conservée. Le dôme de Genbaku, autrefois centre d’exposition industrielle, est la seule structure ayant résisté au choc de la déflagration nucléaire. Au lendemain du drame, les autorités municipales et nationales ont décidé, malgré une forte opposition, de conserver les vestiges du bâtiment afin de symboliser la destruction apportée par la guerre.

Outre cette ruine, reconnue patrimoine mondial par l’Unesco, le parc abrite plusieurs autres monuments. Au centre de la promenade, la Flamme d’Hiroshima, une imposante torche, brûle continuellement.

La Flame d'Hiroshima, qui restera allumée tant que toute production d'armes nucléaires n'aura pas cessée.

La Flame d'Hiroshima, qui restera allumée tant que toute production d'armes nucléaires n'aura pas cessée.

Icône d’un espoir pacifique, elle ne sera éteinte que lorsque toute production d’armes nucléaires aura cessée sur la surface du globe.

Au bout de l’allée traversant le paisible parc se trouve le  Hiroshima Peace Memorial Museum. Cet immense complexe composé de deux bâtiments reliés par une passerelle se veut un espace de réflexion sur les impacts que peuvent avoir une attaque nucléaire, qu’ils soient physiques ou psychologiques. Kahori Wada, porte-parole du musée, explique que plusieurs millions de personnes viennent visiter le site chaque année.  « Cela permet de perpétrer le souvenir des  événements de 1945» affirme-t-elle.

Malgré la période de plus de soixante ans qui s’est écoulée depuis l’attaque d’Hiroshima, la ville ne s’est pas complètement relevée du plus meurtrier des épisodes de son histoire. Contrairement à la croyance populaire, les radiations n’affectent pas la population née après la guerre. Kahori Wada insiste sur le fait que « certaines personnes qui étaient présentes au moment de l’explosion développent jusqu’à aujourd’hui des cancers et d’autres troubles de santé entraînés par les radiations». Des cancers et des cataractes, problème de vision, font parties des maux.

Le cénotaphe d'Hiroshima, avec le nom de toutes les victimes de l'attaque.

Le cénotaphe d'Hiroshima, avec le nom de toutes les victimes de l'attaque.

Ville moderne, Hiroshima n’oublie pas pour autant son triste passé. En combattant depuis plus de cinquante ans la prolifération de l’armement nucléaire, les différentes administrations municipales ont su faire de leur ville un centre de promotion de la paix. À chaque année, le 6 août, date de la tragédie, le maire d’Hiroshima prend la parole afin que ne se reproduisent plus les malheurs de Sadako Sasaki et des autres nombreuses victimes de la bombe A.

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Tsukiji

Publié le 27 August 2009 by Ipso-facto

Un reportage de Raphaël Bouvier-Auclair

La réputation du Japon en matière de commerce du poisson n’est plus à faire. Ce pays insulaire a développé, notamment à cause de facteurs géographiques et historiques, une relation sans précédent avec le monde marin. Pas étonnant donc, de constater que la capitale du pays du Soleil levant possède en son sein le plus grand marché de poisson au monde : Tsukiji. Il connaît sa forme actuelle depuis 1923, date à laquelle la vingtaine de marchés de poissons de Tokyo ont été détruits par le tremblement de terre de Kanto.  L’administration municipale a décidé de les fusionner pour n’en former qu’un seul.

La diversité des produits offerts et l’effervescence des lieux font de Tsukiji un icône de la culture tokyoïte. Dès les petites heures du matin, les différents kiosques s’animent alors que la ville dort encore. Pieuvres, thons, crevettes et divers mollusques décorent les comptoirs des commerçants qui apprêtent avec acharnement leurs produits.

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L’inquiétude du Japon face aux missiles nord-coréens.

Publié le 28 May 2009 by Ipso-facto

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Le Japon s’inquiète des tirs de missiles nord-coréens

Publié le 28 May 2009 by Ipso-facto

La Corée du Nord a procédé à six tirs de missiles en trois jours et à un essai nucléaire ce lundi 25 mai. La communauté internationale a vivement condamné ces essais, craignant que la Corée du Nord ne cherche à se doter de missiles nucléaires.
Bien que les missiles soient des modèles de courte portée (130km environ) et que le Japon soit à environ 700 kilomètres du territoire du régime communiste, les Japonais s’inquiètent de cette effervescence. Le pays du soleil levant ne possède en effet qu’un bouclier anti-missile pour se défendre en cas de frappe, sa constitution adoptée après la deuxième guerre mondiale lui interdisant de se procurer tout matériel militaire offensif.

Rappelons que la Corée du Nord a ratifié le Traité sur la non-prolifération des armes  nucléaire de 1968 mais s’en est retirée en 2003, suite à des accusations de programme nucléaire clandestin. Elle a procédé à un premier essai nucléaire en 2006 et elle subit aujourd’hui encore les sanctions de l’ONU pour l’avoir mené.

Le topo de notre correspondant à Tokyo :

Raphaël Bouvier-Auclair

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En bref : Le virus H1N1 au Japon (Mise à jour 29 mai)

Publié le 19 May 2009 by Ipso-facto

D’après les derniers chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en date du 21 mai, le nombre de cas  d’infection par le virus H1N1 aurait dépassé les 13 000 et le nombre de pays touchés par la propagation du virus dépasserait quarante. L’Asie n’est pas été épargnée et le Japon est au cœur des préoccupations. L’augmentation très rapide du nombre de cas dans ce pays fait craindre l’apparition d’un nouveau foyer de transmission autonome du virus. Si cela se confirme, l’Organisation Mondiale de la Santé pourrait déclencher le niveau 6 de son plan d’alerte, annonçant alors la première pandémie du 21ème siècle.

Les dépêches de notre correspondant sur place :

Raphaël Bouvier-Auclair

29 mai 2009

Plusieurs écoles des régions d’Osaka et Hyogo, situées dans l’ouest du Japon, ont ouvert leurs portes lundi, après une fermeture forcée, due au crainte d’une propagation de la grippe H1N1.

Le quotidien The Daily Yomiuri rapportait mardi que dans la préfecture d’Hyogo, 2512 établissements scolaires ont repris leurs activités normales, alors que 14 ont jugé nécessaire de prolonger la période de fermeture. À Osaka, ce sont 2580 écoles qui ont rouvert leurs portes, contre 83 qui demeurent fermées.

masqueLa région du Kansai, comprenant notamment les villes d’Osaka et de Kobe, est la plus touchée par la grippe A. La ville de Shangaï en Chine vient d’ailleurs de faire le don de 50 000 masques protecteurs à la ville d’Osaka.

Bien que les médicaments démontrent leur efficacité sur le virus selon le Ministre de la santé japonais, il reste néanmoins très contagieux. Sa propagation est d’autant plus difficile à contrôler que la densité de population dans les métropoles japonaises est énorme. À Osaka, où la majorité des cas a été répertoriée, elle dépasse les 11 000 habitants au km² (Montréal est tout juste à 4 500).

La menace de la propagation du virus sur l’agglomération de Tokyo, comptant près de 36 millions d’habitant, plane toujours.

Alors que l’OMS a recensé près de 13 000 cas de l’influenza sur le globe, le Japon compte 364 infections depuis hier.

21 mai 2009

japon-aeroportwebLes quarantaines exercées sur les passagers des vols en provenance d’Amérique du Nord diminueront graduellement. Cette annonce a été faite mardi par le Ministre japonais de la santé, Yoichi Masuzoe.

Maintenant que plusieurs cas domestiques d’infection par le virus H1N1 ont été confirmées, les autorités mettront en place des mesures pour gérer l’expansion du virus sur l’archipel nippon. Les quarantaines, qui devaient permettre de « gagner du temps », ont permis de découvrir quatre individus infectés provenant d’Amérique du Nord lors de leur arrivée à l’aéroport Narita, près de Tokyo, avant que les premiers cas domestiques n’apparaissent. Maintenant que la menace a bel et bien traversé la frontière, le Ministre de la santé explique qu’il est nécessaire que le gouvernement « concentre ses ressources humaines » à gérer la situation.

Les premiers cas domestiques ont été découverts la semaine dernière à Kobe. Plusieurs établissements scolaires ont été contraints de fermer temporairement leurs portes et le port du masque de protection est de plus en plus visible dans les grandes villes.

Tout récemment, deux cas ont été recensés à Tokyo, 400 km plus à l’Est. L’OMS surveille  l’agglomération, la plus grande de l’archipel japonais avec ses 35 millions d’habitants.

Le nombre d’individus infectés est maintenant de 299 personnes et le Japon occupe désormais le quatrième rang des pays les plus touchés par le virus, tout juste derrière le Canada.

19 mai 2009

Les autorités sanitaires japonaises ont confirmé aujourd’hui plus de 130 cas de contraction du virus H1N1 sur leur territoire et le nombre augmente très rapidement.

La majorité des cas ont été répertoriés à Osaka, dans la région du Kansaï. Près de mille établissements scolaires de la région ont décidé de fermer leurs portes de manière temporaire. Le gouverneur d’Osaka a demandé aux étudiants de «résister à la tentation de sortir de chez eux», malgré la fermeture de leur établissement scolaire.

Les premiers cas d’infection domestique ont été détectés la semaine dernière à Kobe, près d’Osaka. Les premiers porteurs de la maladie sont des étudiants n’ayant pas voyagé à l’extérieur du pays.

japon-avionwebLes autorités nippones ont décidé samedi de modifier leur plan de lutte au virus. Alors qu’il considérait l’infection comme extérieure, le gouvernement compte maintenant prendre des mesures afin d’éviter une propagation sur l’ensemble de son territoire.

Rappelons que Tokyo avait mis en place plusieurs mesures afin de prévenir la présence de la grippe sur son archipel. À l’aéroport international de Narita, les passagers des vols provenant d’Amérique du Nord étaient soumis à un examen avant de pouvoir entrer au pays.

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