D’après les derniers chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en date du 21 mai, le nombre de cas d’infection par le virus H1N1 aurait dépassé les 13 000 et le nombre de pays touchés par la propagation du virus dépasserait quarante. L’Asie n’est pas été épargnée et le Japon est au cœur des préoccupations. L’augmentation très rapide du nombre de cas dans ce pays fait craindre l’apparition d’un nouveau foyer de transmission autonome du virus. Si cela se confirme, l’Organisation Mondiale de la Santé pourrait déclencher le niveau 6 de son plan d’alerte, annonçant alors la première pandémie du 21ème siècle.
Les dépêches de notre correspondant sur place :
Raphaël Bouvier-Auclair
29 mai 2009
Plusieurs écoles des régions d’Osaka et Hyogo, situées dans l’ouest du Japon, ont ouvert leurs portes lundi, après une fermeture forcée, due au crainte d’une propagation de la grippe H1N1.
Le quotidien The Daily Yomiuri rapportait mardi que dans la préfecture d’Hyogo, 2512 établissements scolaires ont repris leurs activités normales, alors que 14 ont jugé nécessaire de prolonger la période de fermeture. À Osaka, ce sont 2580 écoles qui ont rouvert leurs portes, contre 83 qui demeurent fermées.
La région du Kansai, comprenant notamment les villes d’Osaka et de Kobe, est la plus touchée par la grippe A. La ville de Shangaï en Chine vient d’ailleurs de faire le don de 50 000 masques protecteurs à la ville d’Osaka.
Bien que les médicaments démontrent leur efficacité sur le virus selon le Ministre de la santé japonais, il reste néanmoins très contagieux. Sa propagation est d’autant plus difficile à contrôler que la densité de population dans les métropoles japonaises est énorme. À Osaka, où la majorité des cas a été répertoriée, elle dépasse les 11 000 habitants au km² (Montréal est tout juste à 4 500).
La menace de la propagation du virus sur l’agglomération de Tokyo, comptant près de 36 millions d’habitant, plane toujours.
Alors que l’OMS a recensé près de 13 000 cas de l’influenza sur le globe, le Japon compte 364 infections depuis hier.
21 mai 2009
Les quarantaines exercées sur les passagers des vols en provenance d’Amérique du Nord diminueront graduellement. Cette annonce a été faite mardi par le Ministre japonais de la santé, Yoichi Masuzoe.
Maintenant que plusieurs cas domestiques d’infection par le virus H1N1 ont été confirmées, les autorités mettront en place des mesures pour gérer l’expansion du virus sur l’archipel nippon. Les quarantaines, qui devaient permettre de « gagner du temps », ont permis de découvrir quatre individus infectés provenant d’Amérique du Nord lors de leur arrivée à l’aéroport Narita, près de Tokyo, avant que les premiers cas domestiques n’apparaissent. Maintenant que la menace a bel et bien traversé la frontière, le Ministre de la santé explique qu’il est nécessaire que le gouvernement « concentre ses ressources humaines » à gérer la situation.
Les premiers cas domestiques ont été découverts la semaine dernière à Kobe. Plusieurs établissements scolaires ont été contraints de fermer temporairement leurs portes et le port du masque de protection est de plus en plus visible dans les grandes villes.
Tout récemment, deux cas ont été recensés à Tokyo, 400 km plus à l’Est. L’OMS surveille l’agglomération, la plus grande de l’archipel japonais avec ses 35 millions d’habitants.
Le nombre d’individus infectés est maintenant de 299 personnes et le Japon occupe désormais le quatrième rang des pays les plus touchés par le virus, tout juste derrière le Canada.
19 mai 2009
Les autorités sanitaires japonaises ont confirmé aujourd’hui plus de 130 cas de contraction du virus H1N1 sur leur territoire et le nombre augmente très rapidement.
La majorité des cas ont été répertoriés à Osaka, dans la région du Kansaï. Près de mille établissements scolaires de la région ont décidé de fermer leurs portes de manière temporaire. Le gouverneur d’Osaka a demandé aux étudiants de «résister à la tentation de sortir de chez eux», malgré la fermeture de leur établissement scolaire.
Les premiers cas d’infection domestique ont été détectés la semaine dernière à Kobe, près d’Osaka. Les premiers porteurs de la maladie sont des étudiants n’ayant pas voyagé à l’extérieur du pays.
Les autorités nippones ont décidé samedi de modifier leur plan de lutte au virus. Alors qu’il considérait l’infection comme extérieure, le gouvernement compte maintenant prendre des mesures afin d’éviter une propagation sur l’ensemble de son territoire.
Rappelons que Tokyo avait mis en place plusieurs mesures afin de prévenir la présence de la grippe sur son archipel. À l’aéroport international de Narita, les passagers des vols provenant d’Amérique du Nord étaient soumis à un examen avant de pouvoir entrer au pays.